Paroisse Sainte-Marie des Peuples

Amilly - Lucé - Mainvilliers

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RITE PROFANE ET CHRETIEN

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Le rite

Si demain c’est l’anniversaire de l’un d’entres nous, que va-t-il se passer à table ? Il y aura un gâteau d’anniversaire avec des bougies, et/ou l’on chantera « joyeux anniversaire » ! Sinon, il manque quelque chose…….

lecture texte « rites et symboles » célébrer n°291, sept 1999 :

« Un prêtre avait, parmi ses amis, un intellectuel marxiste avec lequel il avait fait de la résistance, dans les années 1943 – 1944. La femme de cet intellectuel meurt à le suite d’un long cancer. La date de l’enterrement est fixé, mais évidemment, sans aucune cérémonie, même pas de fleurs ni de couronnes. A l’heure dite, les membres de la famille et les proches amis, dont ce prêtre en civil, se retrouvent à la porte du cimetière. Le mari est déjà prés de la tombe, marchant nerveusement de long en large, en tenant ses mains derrière son dos. Il s’arrête soudain, fait volte face, vient rejoindre  famille et amis et leur dit ses simples mots : «  on ne peut pas ne rien faire ! »

Le mot de ce veuf résonne depuis 100 000 ans. C’est en effet, il y a 100 000 ans, d’après l’état actuel des connaissances anthropologiques, qu’apparaissent les premiers signes d’une manifestation du sacré chez l’homme. Il s’agit de sépulture et du fait que des hommes de ce temps n’ont pas voulu laisser des cadavres à l’air libre.

Texte qui nous dit bien que, d’après les connaissances anthropologiques (= étude des croyances et des institutions conçues comme fondement des structures sociales) actuelles, il y a 100 000 ans, il y a des manifestations, les 1ers signes du sacré chez l’homme.

Abraham n’a que 3800ans et Jésus 2010 ans !

Il y a donc un désir de ritualisation chez l’homme éminemment respectable.

Il y a un désir de ritualiser certains événements de la vie, que l’on appelle les « rites de passage » (anthropologue Van Gennep) :

Passage à la vie = naissance - passage à l’adolescence - l’âge adulte = mariage (…), passage de la vie à la mort.

L’homme a besoin de donner un sens à ce qu’il fait et surtout à ce qu’il EST.

De manière récurrente, quelque soit l’époque, l’homme est face à UN questionnement fondamental :

Qui suis-je ? Pourquoi moi ? Où vais-je ? Quel est le sens de ce que je vis ?

Le dernier livre de Jean d’Ormesson nous en livre un brillant aperçu ! («  c’est une chose étrange à la fin que  le monde)

Le mot « rite » et ce qu’il désigne

Racine indoeuropéenne R’TAM = ordre, et plus précisément mise en ordre.

Même racine que le mot ARITHMẺTIQUE = mise en ordre des nombres

RYTHME = mise en ordre dans la durée

ART = mise en ordre des sons, dans la musique et des couleurs, dans l’art.


Mais quelle mise en ordre ?

Il s’agit de la mise en ordre des personnes avec le cosmos, selon les rythmes du temps.

A quoi sert le rite ?

Très bien la mise en ordre, mais dans quel but ?

Tous ses gestes, ou ses paroles, quels objets visés ont-ils ?


  • Il sert à donner une stature à la personne, une stature personnelle.

Il donne confiance à la personne et donc l’autonomie, c'est-à-dire la capacité d’être seul dans le monde, face au monde.

Pensons au rite de l’endormissement pour le petit enfant.

Remarques :

ds le rite il y a un itinéraire. L’objet visé ne peut être accompli QUE s’il comporte bien une suite ordonnée de gestes. Il existe aussi un « objet transitionnel » (pensons au doudou) (article célébrer p.13)

  • Le rite donne une identité sociale.

On ne se salue pas tout seul ! On ne trinque pas tout seul ! On ne se baptise pas …..De plus, ce n’est pas un sentiment ou une idée, mais une action, et pas seulement des mots ! C’est pourquoi il ne suffit de dire « je crois » pour être baptisé.

  • Le rite est une opération programmée.

Puisqu’il vise un objectif, il y a un itinéraire prévu d’avance qui indique comment atteindre cet objectif. A la fin on peut donc dire si on l’a atteint ou pas. Genre carte routière.

Idem en chirurgie, or je suis bien placé pour vous dire avec bonheur que j’observe un certain trait commun entre liturgie et chirurgie ! (liturgie = action du peuple ; chirurgie = action que l’on fait avec les mains) : un itinéraire à respecter pour atteindre à 100% le but en chirurgie, sinon !!!

Et bien en liturgie c’est igual : C’est la bonne observation du rituel du baptême qui dira à la fin de la célébration, si tel individu est baptisé ou non.

  • Une opération répétitive.

la cérémonie du 14 juillet est bien le 14 juillet et non le 11 novembre, et il y a des éléments qui marquent ces cérémonies de souvenirs, même s’ils peuvent varier plus ou moins (bal populaire, défilé militaire, feu d’artifice..)

De même pour le baptême, même si l’on est baptisé qu’une fois, les baptêmes ont tous le même schéma.

Toutes ses répétitions pour atteindre l’objectif  du rite qui structure l’homme, lui donne des repères.

Le rite s’opère avec des éléments matériels et sensibles

Comme évoqué avec le doudou, les verres pour trinquer, la poignée de main et le regard pour saluer, le gâteau d’anniversaire et les bougies….Des éléments comme la

lumière, eau, feu, musique, chant, gestes, mots rituels :« Untel, je te baptise au nom du…, le « oui » du mariage...

Ces éléments matériels sont alors des symboles.

Alors avec ses objets et gestes symboliques, utilisés dans une opération programmée et répétitive, un individu accède à un « être autrement »qui l’incorpore à la société ou à un groupe social particulier : l’église, la nation, le corps médical, l’armée…) en lui conférant (naturalisation, baptême, prise d’habit…) ou en renouvelant (fête des mères, messe du dimanche…) son identité sociale.

Le rite peut paraître vieillot,

car il est programmé et répétitif, mais il est le même pour tous et l’observance de son rituel préserve des abus de pouvoir, volontaires (gourous) ou inconscients (« je pense que ce serait mieux pour eux »).

Il est à l’image de l’éducation qui n’est aussi qu’une suite de répétitions pour faire grandir l’enfant.

Le rite est conservateur mais il est démocratique : l’encens est le même pour le clochard comme pour le président de la République.

Sans lui aucune vie sociale ne serait possible, aussi bien civile que religieuse.

Toute cette « mise en ordre » que propose le rite nécessaire à l’homme, pour l’aider à se construire, pour répondre à LA question fondamentale et récurrente du sens de sa vie, c’est la fête qui nous permet d’assumer cela.

Assumer sans y répondre

La fête nous permet d’exprimer : «  je ne suis pas là pour rien ! »

Elle permet à l’homme de manifester la façon dont il entretient son rapport avec ce qui le dépasse.

Et ce qui le dépasse, la réalité qui le dépasse, c’est le divin, le sacré (= ce qui est mis à part).

La fête est un moment particulier où l’activité humaine est transcendée, où l’on prend son temps, un temps gratuit.

La fête est transmise de génération en génération. Les lieux, les objets ont de l’importance. La fête s’appuie sur un évènement passé, et devient présent pour un avenir fondateur

Elle doit  parler aux hommes /femmes de ce monde, sinon cette fête ne traduira rien, sa raison d’exister sera nié. La fête n’est pas forcément joyeuse, mais elle est là pour donner sens à ce qui se joue.

La fête avec ses rites et ses symboles est un OPERATEUR de MEDIATION, de RELATION.

Le rite chrétien

Comment passer du profane au sacré ?

Comment évangéliser le rite ?

Rappel de définition :

Le sacré = qui est mis à part et qu’on ne peut toucher. Ce qui nous relie à la réalité qui nous dépasse, le divin.

Le profane = ce qui est mis devant, dans notre réalité.


« En régime chrétien, il n’y a pas d’opposition entre le sacré et le profane, car notre Dieu a pris part à notre humanité » (MD. Chauvet). Opposition caduque !

Dans nos liturgies, nous fêtons un Dieu qui s’est fait homme, et n’est donc plus inatteignable. Il n’est pas à part.

La liturgie Chrétienne, par ses rites et ses symboles déployés, devient un lieu d’expérience, de rencontre avec :

Ses frères et sœurs (Dieu a pris notre humanité)

Et

Dieu (Jésus-Christ est Dieu)

Tous les rites sont là pour nous faire vivre cette rencontre du Christ présent au milieu de nous.

S.C n°7 : « Christ est présent au milieu de nous, dans la personne du ministre…sous les espèces eucharistiques…lorsqu’on lit les Saints Ecritures… »

S.C n°10 : « Christ est présent au milieu de nous pour sauver les hommes, et rendre gloire à son Père ».

La liturgie est célébré pour : « la gloire de Dieu et le Salut du monde » +++

La liturgie nous demande de faire le sacrifice de notre moi, de notre savoir, pour que le Christ nous saisisse !

Cf texte Pèlerins d’Emmaus : Ils  marchent dans un sens – rencontrent le Christ ressuscité tt en ne sachant pas que c’est Lui – ils l’écoutent et ils le reconnaissent – alors Il disparait car on ne peut mettre la main sur Dieu ! C’est Lui qui nous saisi et pas le contraire ! – à ce moment les pèlerins font demi – tour = ils se convertissent !

Dans nos liturgies, laissons faire Dieu, ne l’encombrons pas de nos paroles (ou alors si brève et bien à propos qui n’enferme pas et où chacun peut vivre…son chemin de sainteté (sa vie qui lui est donnée, sa vie sacrée = l’homme EST une histoire sacrée).

Dans nos liturgies, le rite est toujours accompagné d’une parole ou d’un chant.

LA PAROLE ẺVANGẺLISE LE RITE (pour éviter l’ambiguïté du rite)

Il s’agit de travailler ce qui nous est transmis, et non de trouver de nouveaux rites. C’est pourquoi il est bon de travailler nos liturgies avec un Missel d’Autel, notamment lors des  grandes fêtes  liturgiques.

(Texte « magnificat 19 ou 20 sept 2010 » )

La tradition, qui nous est transmise, est toujours nouvelle car je la reçois de ceux qui m’ont précédé, et moi je la transmets à mon tour !

Alors comprenant cela, nous pouvons comprendre ce que disait le Pape Paul VI :

«  Il n’y a de tradition que Vivante ! »


Marie-Pierre Huré

Au service de la liturgie sur Ste Marie des peuples (28)



Bibliographie :

"Dans vos assemblées" de J. Gélineau

"Du bon usage de la liturgie", guide Célébrer

"La messe" de L. Deiss

Cours à l’Institut d’Etudes Religieuses ( I.E.R)

Formation au Cycle de Formation pour Formateur A la Liturgie ( CYFFAL)

 
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Messes dominicales


LE SAMEDI


18h30 : Messe à Lucé
(Eglise St-François)


LE DIMANCHE


9h30 : Messe à Lucé
(Eglise St-Pantaléon)

11h00: Messe à Mainvilliers
(Eglise St-Hilaire)


Le 2ème dimanche du mois à 11h
Messe des familles
(avec liturgie adapté
aux jeunes enfants)



LE 3ème DIMANCHE DU MOIS

Messe à 10h30 à Amilly
(Eglise St-Pierre-St-Paul)



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Autres offices

Lundi
20h30: Chapelet à l'église St-Pantaléon

Mardi
18h30: Messe à l'église St-François
20h45: Groupe de prière charismatique et oecuménique au centre St-Pantaléon

Mercredi
8h30: Laudes à l'église St-Pantaléon
9h00: Messe à l'église St-Pantaléon
9h30: Adoration eucharistiques et confessions à l'église St-Pantaléon

Jeudi
9h00: Messe à l'église St-Hilaire
9h30: Adoration eucharistique à l'église St-Hilaire
14h00: Chapelet au centre St-Pantaléon

Vendredi
17h30: Adoration eucharistique et confessions à l'église St-Hilaire
18h30: Messe à l'église St-Hilaire

Dimanche
17h45: Chapelet de la Miséricorde à l'église St-Pierre-St-Paul
18h00: Adoration eucharistique à l'église St-Pierre-St-Paul






















* avec possibilité de confession

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Tel: 02.37.33.03.19

 

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