Paroisse Sainte-Marie des Peuples

Amilly - Lucé - Mainvilliers

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LE TRIDUUM PASCAL

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Paroisse sainte Marie des Peuples formation liturgie du 03/09

Triduum Pascal



A – Introduction

définition du titre : triduum Pascal.

(En  interrogeant les participants.)

Tres = trois (latin)

dies = jours.

Quels sont ces trois jours ?

(En interrogeant les participants.)

…..le jour Biblique n’est pas comme notre jour usuel : jour puis nuit pour une journée de 24h.

Le jour, dans la Bible, commence la nuit qui précède, puisqu’il est écrit : « il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut le premier jour » (Gn1,5).

Cette manière de penser le temps procède de la Révélation, puisque nous pensons communément que c’est d’abord le jour puis la nuit, comme c’est d’abord la vie puis la mort.

Mais c’est l’inverse dans la pensée biblique : nous vivons d’abord les ténèbres du péché avant d’être enfantés à la lumière et à la liberté des fils de Dieu !

Il y eut un soir… il y aura un matin !

Donc lorsque jésus prend place le jeudi soir dans le Cénacle, pour le repas pascal (Seder pascal) :

C’est déjà vendredi soir selon le calendrier juif.

TRIDUUM PASCAL = C’est la fin de vie de Jésus, mais pas seulement sinon nous ne serions pas là !

C’est la Pâque, le passage du Seigneur vers son Père.

Passage de 3 jours avec :

  • sa crucifixion (jeudi soir- vendredi soir)
  • sa mort, son ensevelisement (vendredi soir – samedi soir)
  • sa résurrection (samedi soir – dimanche soir).

Voilà le Triduum du Christ.

En célébrant ce mystère par les signes de la liturgie et les sacramentaux (baptême, confirmation, eucharistie), l’Eglise s’unit au Christ, son Epoux, dans une intime communion.

B -  Historique

Le huitième jour de la semaine après la résurrection de Jésus, les apôtres sont déjà réunis pour se souvenir  de ce qui s’est passé lors de ses 3 jours (Vous ferez cela en mémoire de moi, avait dit Jésus au terme du repas inaugural de sa passion). Quand celui-ci se tint au milieu d’eux et invita Thomas à mettre la main dans la plaie de son côté. Tel fut le premier dimanche. C’est le début du christianisme. Dès le second siècle, on éprouve le besoin de rajouter au mémorial hebdomadaire, le mémorial annuel de la Pâque.

Jésus avait été immolé à la veille de la pâque juive (Ex 12,42).

On célébra la Pâque chrétienne le dimanche qui suit la Pâque juive. (Nicée 325).

Au 4e s., on met en place la Semaine Sainte et dans la nuit de Pâques, on célèbre la vigile Pascale.

Au 6e s., les baptêmes d’adultes devinrent rares, puis disparurent. La veillée Pascale commença à péricliter. Elle fut avancée au seuil de la nuit, puis dans l’après-midi du samedi.

Le pape Pie V (1566)  interdit de célébrer la messe l’après midi, sauf à Noël). Alors le rite pascal fut célébré le matin et perdit son sens. Le Peuple de Dieu assistait  le dimanche de Pâque à un jeu scénique ; la visite des femmes au tombeau. Ou à la procession du saint sacrement.

C’est en 1951, que le pape Pie XII  permit à « la mère de toutes les saintes veillées (St Augustin) » de renaître : ainsi les lumières de Pâques brillent à nouveau dans toutes les Eglises du monde, et au cœur de la nuit. La nuit sainte.


C – que célébrons – nous le dimanche ?

Le dimanche, l’Eglise célèbre le mystère Pascal, le mémorial du Christ mort et ressuscité.

A la fois,

- souvenir du passé : sa mort ;

- actualisation d’une présence : sa résurrection ;

- anticipation  d’un avenir : la Gloire du seigneur.

« Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, Nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire. »

C’est l’anamnèse :

Prière qui suit la consécration.

  • Ce mot vient du grec « mnésis » = mémoire
  • son abolition = « a – mnésis »
  • et son retour = « ana – mnésis ».

Ce « ana » signifie un mouvement de bas en haut. Au figuré = un retour

Différence entre mémoire pascale et 14 juillet :

- Le 14 juillet fait mémoire d’un évènement du passé, car il est de 1789.

- Le dimanche, ou triduum Pascal, c’est l’actualisation de cet évènement, car dans la foi nous savons que Dieu continue à agir comme dans le passé (Rm 16,25-27 ; 1CO2 ,7-16 ; Ep3,3-12 ; Co1,25-27 et2,2-9).

Qu’est – ce qui est en jeu dans la liturgie du dimanche ? (question aux participants) :

C’est l’œuvre de Dieu qui est en jeu. C’est son œuvre de salut. Dieu veut nous sauver.

(Nous célébrons Dieu, on ne célèbre pas « un thème »…ou tel ou tel personne, mais cet amour de Dieu pour nous !)

Et la liturgie rend présente la pâque du Christ. Les sacrements aussi, ainsi que notre participation à l’œuvre du salut de Dieu.

Le salut est fait.

Ce que nous vivons dans le temps, il nous faut maintenant l’intégrer intellectuellement, et spirituellement. L’intégrer pour notre vie quotidienne, mais aussi au jour de notre mort. La vie que Dieu veut pour nous, est par delà la mort.

La résurrection n’est pas un simple miracle, pas comme celle de Lazare. Jésus n’est pas mort une « 2e fois », ce qui est arrivé à Lazare.

Dimanche est le jour du Seigneur.

D – La Semaine Sainte

(se référer au tableau)

L’Eglise célèbre les mystères du Salut accomplis par le Christ les derniers jours de sa vie terrestre, à partir de son entrée messianique à jérusalem.

Le carême se poursuit jusqu’au Jeudi Saint ( ainsi nous avons 40 jours de carême).

Les Rameaux.

La procession solennelle reprend les acclamations et les gestes des enfants des hébreux, qui allèrent au devant du seigneur en chantant Hosanna.

Les palmes, rameaux, sont bénis, et seront conservés dans les maisons rappelant aux fidèles la victoire du Christ, qu’ils ont célébrés pendant la procession.

Jeudi Saint

On peut réceptionner les Saintes Huiles consacrées lors de la Messe Chrismale (manifestation de la communion des prêtres avec leur évêque dans l’unique sacerdoce et l’unique ministère du Christ) avant la célébration de la messe du soir. Pour instruire les fidèles sur l’usage et les effets du saint – Chrême, et des saintes Huiles.

A la fin de la célébration, il est souhaitable de proposer de partir en silence, sans se dire au revoir, rentrer dans nos voitures, nos maisons en s.i.l.e.n.c.e…. par respect de ce que nous vivons et célébrons ce jour, et pour accueillir la veillée pascale comme lieu de la résurrection.

L’autel est dépouillé. Croix recouvertes. Pas de lampes devant les images des Saints.

Nous sommes invités à rester, demeurer, et prier devant le tabernacle.


Vendredi Saint

La procession des prêtres s’avance vers l’autel en silence, sans chant. Après avoir salués l’autel, ils se prosternent. Il exprime l’humble condition « du premier homme », ainsi que le chagrin et la douleur de l’Eglise.

Les fidèles demeurent debout pendant la procession puis s’agenouillent, et prient en silence.

L’ampleur de la PU signifie la valeur universelle de la Passion du Christ qui a été suspendu à la croix pour le salut du monde entier.

Présentation de la croix. Une croix belle et grande signifiant la splendeur digne du mystère de notre Salut .De même  pour l’invitation faite en l’élevant, pour la réponse des fidèles, pour le silence après chaque prosternation.

La vénération, et non pas l’adoration de la croix, a lieu en chantant des chants appropriés. Vénérer la croix en se prosternant : ce contact nous prend aux tripes. C’est entré dans la descente pour se laisser remonter. C’est nous faire participer à l’anéantissement, pour que nous soyons glorifié avec Lui.

La communion à la réserve est une anticipation de notre dernier viatique, de notre dernière (communion).

Est-ce d’abord cela qui est signifié ? N’est-ce pas d’abord la confession de foi que la mort du Christ que nous venons de célébrer est inséparable de sa résurrection ? La communion au Corps du Christ vivant, nous rappelle que Celui dont nous faisons mémoire de la mort est le Vivant.

Samedi Saint

L’Eglise demeure au pied du tombeau de son Seigneur. Elle médite la Passion et la mort du Christ, ainsi que sa descente aux enfers.

Lieu de l’acceptation du passage…

Elle attend la résurrection dans le jeûne et la prière.

On recommande de la célébration de l’office de Lecture, des Laudes. On peut proposer à la vénération des fidèles l’image du christ en croix, reposant au tombeau, descendant aux enfers. C’est l’image de Notre Dame des Douleurs.

L’Eglise ne célèbre pas le sacrifice de la messe, pas de mariage ou autres sacrements, à l’exception de la pénitence et de l’onction des malades.

Veillée Pascale

Dans cette nuit, l’Eglise veille dans ( l’attente ) Tu veux dire dans l’attente de sa résurrection au dernier temps ? Sinon, je crois que l’on peut dire qu’en cette nuit, l’Eglise veille pour accueillir le mystère du Christ Ressuscité, à la lumière de toute l’histoire du salut (lectures) et par la célébration des sacrements du baptême et de l’eucharistie.  de la résurrection du Seigneur et elle la célèbre par les sacrements de l’initiation chrétienne.

Dans cette « nuit où le Christ, brisant les liens de la mort, s’est relevé, victorieux des ( enfers ) Souligner la beauté du chant de l’Exultet ».

La résurrection du Christ est le fondement de notre Foi et de notre Espérance. Par le baptême et la confirmation, nous sommes greffés sur le mystère du Christ.

En dehors de l’église, on prépare un bûcher pour allumer le feu nouveau : sa flamme même fragile, est capable de dissiper les ténèbres à l’entour et d’illuminer la nuit. Le Cierge Pascal, suffisamment remarquable évoque le Christ, lumière du Monde. Il est béni. Il guide la procession d’entrée. Nous sommes comme les fils d’Israël : guidés de nuit par une colonne de feu, et à leur tour les chrétiens suivent le Christ en sa résurrection.

Du Cierge Pascal, la lumière se répand progressivement pas les cierges. Les lumières électriques st ( éteintes )  Evoquer ensuite les lectures et le rite baptismal ?  ( !)

Rites et paroles eucharistiques se déploient avec expressivité et sans rapidité.

D – conclusion

La liturgie commence par les pieds : entrer en liturgie (rite d’entrée avec procession), c’est accepter de suivre le Christ jusqu’à la croix.

La semaine sainte est un itinéraire. Itinéraire spirituel dont nous témoignent les Écritures.

Etre en liturgie, c’est être comme devant un festin où nous grapillons. Nous ne prenons pas tout, c’est impossible, car  c’est Dieu qui est tout. La liturgie nous dépassera toujours.

La messe du dimanche nous rappelle que toute notre vie est accès sur le mystère pascal, car nous ne disons pas : « nous serons ressuscités », NON ! Nous disons avec Foi : «  Nous sommes ressuscités » ! puis :

E – Travail à partir des rituels

En avoir sous les yeux, les toucher, les ouvrir, les lire ! Ce doit être l’outil de travail d’une équipe liturgique.

Sources :

-  cours de liturgie, avec le frère  Patrick Prétot, à l’IER (Institut d’Etudes Religieuses, à l’I.C.P, Institut Catholique de Paris).il est moine de l’Abbaye de la Pierre qui Vire, et directeur de l’I.S.L, Institut Supèrieur de Liturgie à l’I.C.P.  02/05

-  formation  cyffal  (Cycle de Formation pour Formateurs A la Liturgie) 2007/2009. formation sur 2 ans pour toute la région Centre à l’initiative de la P.S.L (Pastorale Sacramentelle et Liturgique) de Chartres, dont je fais partie avec le Père Jean Marie Lioult.

-  « Si Pâques m’était conté » de Jocelyne Tarneaud.  cariscript.

-  revue « Croire »en ligne, Sophie de Villeneuve.

-  Triduum Pascal de Dom Gaillard, ed du Cerf

- dans nos assemblées, manuel de pastorale liturgique, sous la direction de Joseph Gélineau, ed. Desclée

 
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Messes dominicales


LE SAMEDI


18h30 : Messe à Lucé
(Eglise St-François)


LE DIMANCHE


9h30 : Messe à Lucé
(Eglise St-Pantaléon)

11h00: Messe à Mainvilliers
(Eglise St-Hilaire)


Le 2ème dimanche du mois à 11h
Messe des familles
(avec liturgie adapté
aux jeunes enfants)



LE 3ème DIMANCHE DU MOIS

Messe à 10h30 à Amilly
(Eglise St-Pierre-St-Paul)



Partenaire Aleteia

Autres offices

Lundi
20h30: Chapelet à l'église St-Pantaléon

Mardi
18h30: Messe à l'église St-François
20h45: Groupe de prière charismatique et oecuménique au centre St-Pantaléon

Mercredi
8h30: Laudes à l'église St-Pantaléon
9h00: Messe à l'église St-Pantaléon
9h30: Adoration eucharistiques et confessions à l'église St-Pantaléon

Jeudi
9h00: Messe à l'église St-Hilaire
9h30: Adoration eucharistique à l'église St-Hilaire
14h00: Chapelet au centre St-Pantaléon

Vendredi
17h30: Adoration eucharistique et confessions à l'église St-Hilaire
18h30: Messe à l'église St-Hilaire

Dimanche
17h45: Chapelet de la Miséricorde à l'église St-Pierre-St-Paul
18h00: Adoration eucharistique à l'église St-Pierre-St-Paul






















* avec possibilité de confession

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Presbytère de Lucé

1 place du 19 mars 1962

Tel: 02.37.33.03.19

 

Permanences:

Du mardi au vendredi*: 17h à 18h30 - Samedi: 10h à 12h

(*le mardi seulement pendant les vacances scolaires)



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Mercredi: 16h30 à 18h - Samedi: 10h à 12h

 


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