Edito

Avent, temps de l’attente…

« J’espère en l’Éternel, mon âme espère, Et j’attends sa promesse » Psaume 130,5.  

Ces paroles du psalmiste soulignent l’attente de tout Homme devant la promesse de Dieu. Le temps de l’Avent ouvre chacun de nous à accueillir la promesse de Dieu, l’Emmanuel : Dieu avec nous. C’est une grande grâce de retrouver la Messe en ce premier dimanche de l’Avent.  Le temps de confinement, ou l’impossibilité de rejoindre une communauté dominicale nous aurait entrainer au risque de nous étourdir et de nous enfermer dans notre seule attente personnelle. Face à ces manques, le danger est grand d’en vouloir aux autres comme à soi-même : trop tièdes et pas assez courageux, trop extrêmes et pas assez sensibles aux difficultés de l’instant, trop social et pas assez spirituels. Nos attentes nous enfermeront et empêcheront d’accueillir la promesse de Dieu. 

Entrer dans l’Avent, c’est accepter d’être dépossédé de sa propre attente. L’Avent avec sa grâce, nous ouvre à accueillir ce temps liturgique comme un Don. C’est un temps offert comme une opportunité. C’est un temps pour nous d’attendre selon le cœur de Dieu. 

Le temps de l’Avent se vit sur quatre semaines. Dans ce temps, la liturgie donne une belle pédagogie pour sortir de nos étroitesses et de nos impasses. Elle nous donne de retrouver au fond de soi tout ce qui attend d’être sauvé. L’attente du salut, nous tourne vers le Christ qui viendra un jour dans sa gloire, mais au fait qui est déjà là et nous attend. Il prend patience envers nous, car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre, mais il veut que tous parviennent à la conversion (2P 3, 9). 

Entrons dans ce temps avec toute l’Eglise. Elle assure que Dieu tient à ses promesses. Au terme de ce temps bénie, pourra alors résonner l’hymne de gloire de la réponse que Dieu adresse à l’homme quand il se tourne vers Lui. 

 Père Dominique Bienvenu NDINGA, CCN 

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