Edito

La fraternité ecclésiale, une grâce de l’année

La pandémie due au coronavirus est venue perturbée nos vies et aussi celle de notre paroisse. Elle a pesé sur la vie de l’Église. Pour faire face à la vie, en paroisse, nous avons été obligés de respecter les mesures sanitaires imposées par les autorités civiles. Ces fameux « gestes barrières » que d’aucuns qualifient de « distanciation sociale » ont permis à tous et à toute la paroisse de freiner la propagation de la maladie et de protéger des vies.

En accueillant ces actes charitables pour la vie, notre paroisse peut rendre grâce à Dieu pour cette option de la vie qu’elle a choisi au cœur de la pandémie. Sans se laisser abattre, elle a fait preuve de courage pour lutter contre les forces de la mort. A travers ce courage, Dieu nous a béni en nous faisant la grâce de la Fraternité ecclésiale ! Malgré « la distanciation sociale » en ce temps de pandémie, la paroisse a pu expérimenter tout au long de l’année dans différents lieux, services et mouvements la fraternité de l’Eglise. Celle – ci a été forgée et mûrie par la grâce de la communion eucharistique que nous n’avons pas cessée de célébrer durant tous les confinements de l’année. La vie a triomphé !

En effet, notre paroisse a goûté à ce que Paul de Tarse décrit dans sa première épître aux Corinthiens au chapitre 10, versets 16 – 17. Dans la communion eucharistique, les paroissiens que nous sommes, n’avons formé qu’un seul corps. Chacun de nous a expérimenté ce désir de former un seul corps et a ressenti un désir fort de fraternité. Par des gestes d’attention fraternelle, la fraternité qui est le ciment d’une vie chrétienne a été au rendez – vous. Personnellement, j’ai été témoin de plusieurs actions charitables dans la crise que nous traversions. Cela a suscité chez certains le désir de la vie fraternelle en Église. Comme Paul décrit ce corps, nous pouvons nous rappeler que de même que les grains de blé dispersés sont rassemblés pour former un pain, de même les hommes et les femmes dispersés sont rassemblés pour former une seule Église, pour former une paroisse. Une paroisse unie est le fruit d’une paroisse qui célèbre son Seigneur.

Rendons grâce pour ce cadeau de la fraternité ecclésiale ! Il est un cadeau précieux dans un vase d’argile. Nous avons à protéger ce cadeau à Sainte Marie des Peuples. L’été approche, la vie reprend petit à petit. Les mesures sanitaires s’assouplissent. Le désir de retrouver nos proches comme nos plus distancés nous habite très fort. Ne perdons pas l’esprit fraternel. Si Dieu nous l’a donné comme cadeau, c’est aussi à travers ce cadeau que nous reconnaitrons que nous appartenons à Dieu.

Bonne fin d’année pastorale, et bon été ! Que la fraternité ecclésiale l’emporte.

Père Dominique Bienvenu Ndinga, CCN

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