Edito

C’est clair et net ! Pâques cette année ne sera pas comme autrefois.

Le prolongement du confinement jusqu’au 15 avril confirme que nous célébrerons Pâques en Eglise chacun chez soi, en famille ou seul. Pour autant, l’Eglise célébrera Pâques, la pâque de notre Seigneur Jésus – Christ, notre pâque. Nous nous demandons, comment est-ce possible ?
Les Evangiles synoptiques : Matthieu, Marc et Luc nous relatent le récit de la préparation du repas pascal. « …. Où veux-tu que nous te préparions le repas de la Pâque ? » (Matthieu 26,17 ; Luc 22, 9 et Marc 14,12). Telle est la question des disciples à Jésus. Elle est aussi la nôtre aujourd’hui.


Dans la question, nous découvrons que la Pâque se prépare. Avant de nous demander comment allons-nous la célébrer, il est important de la préparer dans le Carême (quarantaine) qui se prolongera bien sûr pendant la Pâque. Une des manières de se préparer est de vivre la Réconciliation. La Réconciliation est l’une des clés de la miséricorde de Dieu que nous avons entre nos mains. Elle nous donne de se réconcilier avec Dieu et les uns les autres. Le temps de Carême est celui de la Réconciliation.


Pour nous aider à vivre la réconciliation, je voudrais vous partager deux événements : Premièrement, lors du discours important du Président de la République annonçant le confinement, celui-ci a utilisé à six reprises le mot guerre. La situation de guerre ne créée pas seulement des alliés, mais plutôt des ennemies. Pour éviter entre nous une société de la Revanche, il est important de passer de la culture de peur, de la haine à une culture de la Paix. Celle-ci n’est possible que par la réconciliation. Le slogan du mouvement Pax Christi en 1945 me le confirme : « gagner une guerre n’est pas le plus important. Ce qui compte, c’est la réconciliation entre les peuples ». Deuxièmement, le vendredi 27 mars le Pape François dans sa bénédiction Urbi et orbi a donné une indulgence plénière, la rémission des péchés. Elle libère le pécheur de la privation de « la vie éternelle ». Elle est donnée dans la configuration actuelle où les fidèles n’ont plus accès aux prêtres. Cette disposition du Pape ouvre les portes à la réconciliation avec Dieu et avec les autres. Elle suscite le désir de se Confesser. Comme le dit Saint Thomas, « d’en avoir le ferme propos et de le faire effectivement dès que ce sera possible. Autrement ce serait le signe qu’on n’en avait pas vraiment le désir, et donc qu’on n’avait pas vraiment la contrition parfaite, et donc que notre péché n’est pas remis ».

La réconciliation est pour nous chrétiens un des sept sacrements de l’Eglise qui a pour objectif le pardon de Dieu pour les pécheurs que nous sommes. Il est le lieu de la réconciliation avec Dieu et avec les autres. Pour notre Pâque, il serait plus opportun de la vivre entre nous en famille et en Eglise. Nous allons nous donner un rendez-vous spirituel le mardi 7 avril à 20h30 à travers les moyens de communication pour vivre la réconciliation. Faisons la Paix en nous réconcilions.
Dans l’attente de nous retrouver pour ce moment de grâce pour notre pâque je prie notre Dieu de nous bénir et nous garder en bonne santé avec la prière du Pape François.

« Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs.
Tu nous demandes de ne pas avoir peur.
Mais notre foi est faible et nous sommes craintifs.
Mais toi, Seigneur, ne nous laisse pas à la merci de la tempête. »

Père Dominique Bienvenu NDINGA, CCN

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